Vampire Knight RPG
Vous êtes la/la bienvenu(e) sur ce forum RPG dédié au Manga "Vampire Knight" de la célèbre Mangaka : Hino Matsuri et qui s'en inspire.

Il reste beaucoup de personnages de la série qui sont à prendre, les personnages inventés sont les bienvenus également !

N'hésitez pas à consulter notre liste de prédéfinis !



Bienvenue dans cette école avec deux classes totalement différentes.
 
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 The Shadow in the howling night

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Yuna Akiba
Co-Admin ○ Vampire Level D & Elève de la Day Class
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Nom & Prénom: Yuna Akiba
Armes [2 Maxi.]: Mon Browning et mes poignards
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MessageSujet: The Shadow in the howling night   Lun 15 Aoû - 12:12

Bon, j'en avais marre, je trouvais ma prez nullissime et baclée par rapport à celle que je fais habituellement mais j'ai de l'inspiration, du zèle et aujourd'hui, je refait toute ma fiche (mais l'histoire sera un peu plus longue à arriver) ^^.

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Le diable, je suis bien obligée d'y croire car je le sens en moi

     Nom & Prénom : (c'est un interrogatoire ou quoi ?) Akiba Yuna  Âge : (on ne demande pas ça à une dame Oo) 17 ans  Sexe : ♀ ou ♂. Faut-il que je vérifie aujourd'hui, j'ai l'impression d'être une femme.  Sexualité : (sujet délicat, Quel tact, franchement !) N'en sais rien.  Race : (parce qu'en plus je dois vous dire ça ?!) Vampire level D    Hobbies : buller dans un arbre, le parkour, l'astronomie, la mythologie, le chant, le théâtre, le danger, découvrir de nouvelles choses, le dessin  Phobies : Perdre contre un vampire, en aimer un et surtout m'attacher à quelqu'un. (et quelques autre babioles PERSONNELLES)  Votre classe : Elève de la Day Class  Profession : Hunter de Vampires  Armes : un beau Browning et des poignards  Pouvoirs : //




Like a Star @ heaven Description Physique [6 lignes mini.] : Yuna est une jeune fille de petite taille, à peine 1m66 et est plutôt fine. Ses longs cheveux bruns cascadent dans son dos jusqu'au dessus de ses fesses en des ondulations semblables à la houle matinale. Pour moins de problèmes style je me coupe les cheveux avec mon poignard ou je me les emmêle partout par exemple, la jeune filles les attache en deux couettes parfaitement similaires avec des barrettes en or ou de simples elastiques en soie. Sa crinière est également un atout considérable qui avec sa petite taille donne une impression de jeune fille de bonne famille -ce qui n'est malheureusement pas le cas-. Ils ont une douceur extrême et sont d'une brillance magnifique. Son teint pâle de vampire est contrasté avec ses yeux de couleur outremer, une couleur mêlée à une pointe de vert émeraude pour entourer la pupille. L'iris bicolore trône dans une forme d'amande parfaite qui donne un brin de douceur à son regard. Regard qui par ailleurs et pétillant de vie mais pourtant empli de haine, envers les vampires, envers ceux quii l'ont abandonnés, peut-être plus envers elle-même qu'autre chose. Son nez fin est posé délicatement sur sa peau laiteuse et sa petit bouche fine rehaussée d'un gloss irisé fini son visage avec une élégance presque parfaite. Mais, ses lèvres ne découvre jamais ses dents, sur un sourire, sourire qu'elle a éblouissant de beauté et de chaleur. Pourquoi ne sourit-elle pas ? Ce n'est pas qu'elle ne veut pas, c'est qu'elle ne peut pas, sa haine ne sait que dessiner un pâle reflet de sourire, un sourire moqueur ou bien un sourire quelques peu sadique qui se montre pendant l'achèvement d'une de ses proies. Son visage un peu en triangle lui donne une allure sévère qui n'inspire pas du tout la moquerie mais il est adouci par ses traits. Essaie qui veut mais, je ne garantis pas qu'il ressorte vivant de sa blague. Ses longs cils noirs sont délicats et majestueusement posé au dessus des orbes luminescents de la couleur de la mer. Sur ses oreilles sont toujours accrochés deux diamants étincelants et elle ajoute souvent quelques traits de crayon et d'eye liner pour souligner la couleur de ses yeux.

En toute sincérité, son visage est parfait, comparable à une poupée de porcelaine, dernier travail d'un artiste de poupées. Sa plus grande réussite au teint pâle et aux yeux immobiles. Mais, Yuna est une belle fille qui s'ignore, au visage sculpté dans la pierre, réalisation d'un sculpteur incroyablement doué. C'est le genre de fille à faire baver quelques garçons sur son passage sans leur apporter aucune considération. Sa transformation en vampire n'a pas arrangée les choses de ce point de vue, le teint laiteux et les yeux aux reflets rouges lui donnent un air mystérieux irrésistible ! Fine, Yuna n'a pas un bout de graisse qui dépasse, les mannequins vous pouvez allez vous rhabiller, ce n'est que du muscle ici !  Bref, comme vous l'aurez compris, sa silhouette est svelte, hypnotique mais étrangement, elle est d'une élégance féline -les vampires sont-ils des félins /PAN/-. Ses bras sont fins mais les muscles saillent sous sa peau en de jolies bosses, petit clin d'œil à son entrainement de musculation et à son côté sportif en général. Hop, les bodybuilders vous avez de la concurrence féminine. Ses épaules sont frêles mais attention, pas frêle dans le genre, vous me poussez je me casse par terre, c'est d'une apparence frêle, la réalité en est toute autre. Bien qu'elle se les soient déboités plusieurs fois, ses épaules sont dures et supportent la charge de sa tête lourde de remords. Enfin, il faut vous dire que son corps fin, s'il n'inspire pas les «baveries» masculines inspirerait plutôt un petit ton moqueur tel que «tu es tout faible». Mais Yuna sait faire plier ce genre de gens, une petite clé de bras et il supplie déjà que l'on arrête.

Ses longues jambes fines et athlétiques, je peux vous dire qu'elles connaissaient deux mécanismes par cœur : la course et le saut. La jeune fille a une détente de félin et peut s'étirer presque comme un chewing-gum -presque parce qu'un peu trop et les os se font la malle-. Son corps aux courbes parfaites -Yuna pourrait prétendre à la pub de taillefine tellement ses hanches et les côtés de son ventre forment la courbe parfaite- est athlétique quoiqu'un peu feignante, la jeune fille sait s'il faut «feignantiser» ou «sportiser». De nature souple et agile, la hauteur des arbres ou des bâtiments de lui fait pas peur. Agile comme un singe,un singe estropié, car elle est maladroite comme un pot ! De nature rapide et silencieuse, les chats n'ont qu'à bien se tenir et ses ennemis aussi. Enfin, vous pouvez toujours prier pour qu'une racine lui coupe le passage, là elle fera moins la maligne et se fracassera par terre en pestant après la racine mais ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres. Sa petite taille est parfaitement adaptée à des activités athlétiques et aériennes. Ce n'est pas vraiment une grande sportive mais elle à l'allure d'une athlète de haut-niveau. Mais il faut savoir que le sport en cours lui est totalement détestable. Elle préfère le faire seule, dans un environnement naturel, en contact avec la terre et les animaux. Malgré ce qu'on pourrait croire, Yuna n'a pas un corps presque parfait. Dans son cou se cache un collier cicatriciel blanc. Cette cicatrice est beaucoup plus profonde sur les côtés mais, pour ne pas montrer le devant, elle s'attache un petit ruban pour ceindre son cou. La cicatrice n'est pas la seule. Dans son dos, une trace grossière de brûlure passe sur sa hanche gauche. Une troisième cicatrice étreint sa cheville droite dans une forme d'ailes angéliques.  Souvent, la jeune fille tente de les effacer avec du fond de teint mais ce n'est jamais très réussi.
Pour finir, les courbes de Yuna sont soulignées par l'uniforme noir et rouge. Mais, la jeune fille préfère porter son uniforme noir et blanc aux bottes noires montantes.  Cependant, le style de la miss est diversifié, on peut la voir en gothique-punk comme ne country. Toutefois c'est le style sportif qui ressort le plus : quoi de mieux qu'un bon jogging-chemise-basket pour gambader partout ?



Like a Star @ heaven Description Morale [6 lignes mini.] : Yuna, Yuna, Yuna cette délicieuse personne au physique avantageux...n'est pas un cadeau, loin de là ! Comment expliquer que les apparences sont plus que trompeuses et que la magnifique pomme du jardin d'Eden cache un serpent au crocs et au venin corrompu par la haine ? Ceux qui s'arrêtent aux apparences se verront trop surpris par la suite et peut-être même blessé par la demoiselle au caractère de cochon. Prendre Yuna pour une inoffensive adolescente est une erreur trop souvent répétée. Mais avec le charme qu'elle exerce innocemment, il est difficile de lui résister.
Yuna adore l'aventure et est une personne très combative dans tous les sens du terme. Ses attaques verbales comme physiques sont d'une violence identique. Une des qualités qu'elle possède est celle d'arriver à rebondir en toutes circonstances. Rien n'est un problème trop longtemps. «Un problème ? Pas de problème !». Pour les résoudre, la jeune fille double sa facette d'agressivité avec sa facette de jeune fille autonome et voilà, elle peut se débrouiller et aplatir tous ce qui lui passe à côté ! Yuna mêle habilement classe, élégance et discrétion, facteurs qui siéent aux femmes dites proche de la perfection; elle possède ces trois éléments pour pouvoir suffisamment s'en servir à souhait et surtout...s'en servir à des fins astucieusement rusées. Mais, elle n'est pas que ça, en plus, elle est comme branchée sur un générateur haute-tension (ou une chaise électrique au choix) et n 'écoute qu'elle. Tantôt comparable à une douce jument , elle est en vérité l'étalon indomptable galopant dans les plaines du Colorado sans jamais laisser l'homme lui mettre un licol. Cependant, c'est une fille très directe lorsqu'elle parle, ce qui permet de ne pas convoiter longtemps la même chose. C'est vrai, il suffit pourtant de demander ou de...taper et de poser les questions après. Une manière assez rapide et qui convainc presque tout le monde. A l'aide de ses sens de vampire, elle peut se confier à son instinct mais elle préfère de loin ses sens -ouïe et odorat uqi sont moins imparfait que la vue-. Pour être exacte, Yuna est une personne calme, réfléchie et très observatrice. A ça s'ajoute une culture très prononcée dans les langues et la méta-physique en général. Elle s'intéresse surtout à la physique d'un point de vue macroscopique mais malheureusement pour la comprendre il faut passer par le microscopique qui est formé de la même manière. Courageuse et plutôt audacieuse, elle renvoie,malgré elle, l'image d'une personne mystérieuse, fascinante et charismatique. En extérieur, certes elle paraît ainsi en personne calme et posé ce qui cache un feu ardent de fille loyale et déterminée.Toujours à la la recherche de créativité, elle a une imagination débordante. Un des qualités qui lui sert beaucoup est assurément sa lucidité, elle sait qu'elle ne peut pas tout faire et connait ses limites. Toutefois, connaître ses limites est pour elle synonyme d'y aller au delà, de toujours tenter de se surpasser. Mature et rusée comme un kitsune, Yuna n'est pas le genre de fille à agir sans réfléchir -sauf si il y a des vampires dans les parages ou si la vie de ses proches est en danger. Là, je ne prédits rien car elle est incontrôlable-. Mais, le gros de ses qualités s'arrêtent là.

Après, elle est arrogante et son plus grand défaut reste son insolence envers ses aînées ou ses pairs. Très bornée, la jeune fille ne se laisse ni marcher sur les pieds ni une quelconque personne la faire changer d'avis. Pour ça, l'adolescente est têtue comme une mule comme un troupeau de mules. Défaitiste et plutôt capricieuse -voire colérique et pessimiste-, la brunette n'apprécie pas particulièrement le monde dans lequel elle vit, peut-être à cause de son passé -ou peut-être pas-. D'un naturel orgueilleuse et hypocrite -déjà, imaginez vous le mélange dynamité que ce doit être-, la demoiselle Yuna  est doublée d'un petit caractère lunatique. A partir d'un joli sourire, elle peut  vous tordre le cou comme à un vulgaire poulet en le gardant. Un problème conséquent pour la jeune fille demeure être son côté rancunière quelque peu acerbe. M'enfin, sa solitude parée d'une paranoïa est la nourriture parfaite pour sa froideur et sa haine. Légèrement susceptible et malicieusement sadique, la brune peut paraître un brin manipulatrice. Mais son manque de confiance en elle lui joue bien des tours et son introversion n'aide pas beaucoup. En revanche n'est-ce pas grâce à ses défauts que Yuna est devenue aussi persévérante et audacieuse -plutôt casse-cou vu sa maladresse-. Adepte des choses bien faites, Yuna est plutôt perfectionniste -il faudrait plutôt dire qu'elle est très bordélique mais une fois qu'elle commence elle est maniaque et perfectionniste- mais déteste cependant la discipline exercée par les établissements scolaire, l'Etat et caetera. Posez lui la question, elle n'aura toujours qu'une seule et unique réponse :
«S'il existe des règles, c'est bien pour qu'elles soient transgressées ! Tout règlement ou convention sont d'un ennui, pas question de se laisser dominer ainsi !»

En tant que petit garçonne accomplie, la jeune fille a su résoudre dans sa tête le problème des sexes. Si on accorde moins d'importance aux femmes : Soit, il n'y a qu'à forcer le passage, un point c'est tout. Elle n'accepte surtout pas que l'on ai à redire à ses actes, si elle a besoin d'un point elle sait le faire elle-même. Elle sait très bien qu'en tant que hunter, elle a vendue la moitié de son âme au Diable pour sa vengeance. Mais ongles acérés vernis d'une couleur sable doré ou bordeaux, dents aux crocs d'une blancheur immaculé (menaçantes), mots acides et enfin coups bas, dernière collection japonaise seront ses armes secondaires mis à part ses joujoux en argent. En fait, Yuna peut s'avérer démoniaque avec son caractère....fort, mais elle a surtout un coeur en or car la pire souffrance pour une personne est celle de rester seule. C'est une force que tout peut briser, elle est si fragile.
Notre chère miss magnifiquement endiablée, réagit très mal à l'amour ou l'amitié, il faut dire que son passé a laissé des traces terriblement dures à accepter. Encore aujourd'hui lorsque des parents rigolent avec leur fille ou que deux amies se retrouvent, Yuna garde un goût amer et un souvenir douloureux refait lentement surface. Chez la demoiselle, on pourrait dire que la haine était un substitut de la joie, c'était bien banal pour elle. Parlon enfin de ses petits pêchés mignons -ou capitaux-  : Orgueil bien sûr sous le joug de Lucifer, Envie sous la domination de Léviathan, Colère sous Satan et enfin la gourmandise au démon du nom de Belzébuth, sont des défauts auxquels Yuna fait face constamment. Mais heureusement pour contrebalancer, la jeune fille a quelques vertus cardinale comme la courage, la goût de la justice, la chasteté et la prudence.
Enfin, voilà de quoi ne jamais vous ennuyer avec cette fille pleine de surprises !

Like a Star @ heavenVotre histoire [10 lignes mini.] : La nuit tombait sur le pays du Soleil Levant, le ciel prenait une teinte orangée caractéristique de sa fin prématurée au printemps. Les arbres fleurissaient , la végétation reprenait vie peu à peu après l'hiver rude de cette année. Les fleurs de cerisiers s'envolaient en des tourbillons roses d'une beauté infinie. L'alizé soufflait de manière continuelle sur  Kawasaki faisant s'envolaient fleurs et feuilles, cheveux et petits papiers importants dépassant du sac féminin. La grosse boule orangée, se cacha à l'horizon et les quelques derniers rayons firent scintiller la surface de l'océan Pacifique. De l'autre côté, la Lune passait timidement la tête illuminée par le soleil sans qu'elle ne le sache elle-même. Dans le ciel aux coloris safranés, les premières étoiles étincelèrent. Sirius, Betelgeuse, Rigel, Pollux, Canopus et bien d'autres qui ne tarderaient pas non plus. La première fut l'étoile du berger, étoile qui ne brille pas, surnommée étoile à tord, la petite Vénus devant la Terre, guide des marins était apparue. Le ciel rouquin commença à devenir d'un bleu marine comme pour faire ressortir les étoiles.
La chambre blanche de l'hôpital de Kawasaki, la chambre 66 du premier étage, une chambre tout à fait banale avec de grands rideaux immaculés qui ne laissaient en aucun cas voir le paysage merveilleux à l'extérieur. La pièce en elle-même était assez grande mais curieusement, il n'y avait qu'un seul lit. Une porte opaline donnait sur la salle de bain cristalline. Un homme se leva de la chaise à côté du lit et se dirigea vers les grandes fenêtres. Il ouvrit les rideaux pour laisser la lumière crépusculaire entrer dans la chambre. Dans le lit, une femme. Une femme aux cheveux d'un blond étincelant. Quelques mèches brunes descendaient en ondulant sur ses épaules. Quelques mèches blondes étaient restées derrière et cascadaient dans son dos jusqu'au niveau de son estomac. Les yeux de la femme étaient semblables à deux orbes de jade aux reflets émeraude. Ses pommettes hautes et son sourire irisé étaient étincelants. Elle tenait dans ses bras à la peau blafarde, un petit poupon à la peau de pêche d'une douce pâleur. Le bébé pleura un instant et quelques larmes roulèrent sur ses petites joues puis il s'endormit quelques minutes après. L'homme revint vers sa fiancée, un sourire radieux illuminant son visage pâle (Hugh /PAN/) Ses yeux étaient d'une magnifique couleur bleue liquide. On aurait pu s'y perdre tellement la couleur semblait donner une profondeur abyssale à son regard de glace. Ses cheveux bruns tombaient en bataille sur son front en une mèche diagonale. Deux fossettes s'étaient formées à la commissure de ses lèvres : Il était heureux. L'homme retourna s'asseoir.
Sur la porte de la chambre, il n'y avait qu'un unique nom accompagné d'un prénom vraisemblablement occidental : Akiba, Alexanne -dite Ayano au Japon-. Le nouveau né dans la chambre quant à elle avait un prénom purement japonais : Akiba Yuna. L'homme que vous voyez sur la chaise, il s'appelle Akiba Mugetsu. Il est né de parents japonais mais a passé sa vie en Angleterre où il avait postulé pour le MI6. Bien sûr, il n'avait jamais servi là-bas mais avait fait ses preuves chez les militaires. Alexanne, elle, avait fait partie du GIGN français, une femme a vrai dire, en tout point extravagante et étonnante.  On peut dire que Yuna était tombé dans une famille de dur à cuire. Désormais au Japon, ses parents s'étaient fait recrutés Hunter de vampires. Mais cela, c'était un secret bien gardé que leur fille ne devait pas savoir.
L'enfance de la petit fille débuta comme la plupart des enfants, elle apprit un tas de choses qu'elle doit à ses parents. Dès qu'elle fut en âge de parler, elle voulu en apprendre toujours plus. Elle avait soif de savoir, elle ne voulait pas ignorer ce qui l'entourait. Elle riait aux éclats devant des choses que personne ne remarquait, elle ressentait plus que quiconque les sentiments des autres.
Mais une vie aussi paisible vaut elle la peine que l'on s'y attarde. Ce n'est pas ce petit passage, cette illusion de bonheur, ce fantôme de vérité qui changea à jamais la petit fille joyeuse et heureuse qu'elle était à ses premières années. Une histoire si facile et si douce n'a pas besoin d'être contée. Non, elle n'a même pas de quoi  être intéressante.
Pour ainsi dire, le calvaire, la véritable partie de la vie de Yuna; celle-ci commence lorsqu'elle à six ans. Elle était à l'école, la journée avait commencée comme d'habitude. Du moins, une habitude à la pâle figure illusoire. Elle était sortie de l'école en courant, toute fière d'avoir obtenue un A au poème qu'elle avait récité. Oui, c'était bien, mais lorsque sa mère lui avait tendue gentiment la main, la petit fille avait sentit la raideur dans ses muscles. Elle ferma les yeux, expira profondément par réflexe et  se saisit de la main de sa mère pour la rassurer. Elle ne l'était pas mais elle voulait aider sa mère. A cette époque, ces idéaux étaient simples : elle voulait vivre pour toujours dans ce monde où elle était heureuse. Elle était innocente et candide et elle ne connaissait encore rien du monde qui l'entourait. Sa mère lui lança un sourire crispé et plaça sa fille derrière elle. Ayano dégaina son Desert Eagle aux reflets dorés. Mais c'était trop tard. La créature aux réflexes sur-développées bondit sur la femme et la saisit au cou. Ils s'écroulèrent au sol et Yuna recula effrayée, prises de tremblements. Elle ne pouvait plus bouger, la peur paralysait son corps entier et aucune larme de daignait rouler sur ses joues. Au sol, Ayano tira une balle, deux balles, trois balles mais elle ratèrent le point vital de quelques millimètres -voire centimètres pour la dernière-. La première s'était fichée dans le poumon droit du vampire, la seconde suivit de près le seconde. Quant à la troisième, elle fut éjectée dans le gras de son épaule gauche. Le vampire avait vite compris et dévié la trajectoire du pistolet pour la dernière balle. Il n'était pas si idiot, puisqu'il arracha même le pistolet des mains de la femme et le jeta au loin.
Un peu en retrait, Yuna suivit des yeux le trajet du pistolet et ramena son regard sur le spectacle infernal. Sans arme, c'était la créature qui avait le dessus, largement. Malgré sa formation au GIGN, la femme perdait du terrain. Comment le GIGN pouvait-il former contre les vampires ? Après tout, ils n'y connaissaient rien. Personne autour de semblait remarquer ou du moins, personne ne voulait le remarquer. Et quand bien même, qu'auraient-ils pu faire à part hurler d'horreur ? Autour d'eux tout paraissait figé...Non, en fait, les gens se dépêchaient de partir, de quitter la scène. Les alentours furent vite vides de toute présence humaine. Quiconque passait à quelques mètre, s'empressaient de quitter les lieux sans un regard. Mais, malgré ce qui se passait devant ses yeux, Yuna ne pu crier. Les sons s'entrechoquaient dans sa gorge refusant de sortir, les mots brûlaient ses lèvres sans qu'elle puissent passer ce seuil. Le silence régnait en mètre. Seul, le bruit de déchiquetage de chair humaine pourrissait le silence. Ce fut d'abord la gorge qui fut arrachée, puis la créature découvrit des crocs luisants, retroussant ses lèvres immondes. Yuna retint un hoquet de sa main. Les larmes ne coulaient toujours pas, les sons ne sortaient toujours pas, elle était toujours immobile en proie à un tableau de désespoir. Sa main se décrispa et son sac tomba au sol. Elle ouvrit de grands yeux quand le vampire lui jeta un coup d'œil de ses orbes vermeilles et de ses canines blanches et sanglantes.  Elle recula d'un pas fixant la créature. Mais celle-ci ne s'intéressait guère à la gamine pétrifiée. Elle reprit sa besogne, se servant à la fois de ses griffes et de ses crocs. Le corps de la dame se convulsait, et elle retenait des cris en se mordant les lèvres.  L'homme poursuivait son travail avec gaieté. Yuna détourna un instant les yeux tandis que l'homme achevait. Mais elle fut attirée par l'interdit comme chaque personne, sa partie d'ombre, sa curiosité lui fit tourner les yeux vers sa mère. A cet instant, elle ne pu oublier le regard transperçant qu'elle lui lançait. Rempli de haine, de fureur, de dégoût mais surtout de peur. Yuna sentit quelque chose se briser en elle. Tout ce qu'ils avaient construit n'était donc qu'utopique. Peinture chimérique sur fond de toile sépulcral... Ainsi donc, rien n'était vrai ? Sa vie n'avait donc été qu'un tissu de mensonges. Un rictus passa sur son visage. Puis, elle s'avança, les pieds glissant sur le sol dans un élan de stupidité, elle frappa le vampire et lui attrapa le pied. Elle lui en voulait autant qu'elle s'en voulait. Mais l'homme n'en avait que faire de la gamine à ses pieds. Il secoua la jambe et attrapa la petit fille par la peau du cou. Il la jeta sur le corps d'Ayano et s'en alla en ricanant.

Yuna se redressa et s'assit aux côtés de sa mère. Désormais, son visage baignait de larmes et elle hurlait en tapant ses petits poings sur le sol. Ses vêtements étaient remplis de sang et son contact entraina le tourment de la petit fille. Ses cris se répercutèrent dans la rue et elle dû les arrêter pour calmer ses sanglots mais aussi les tremolos accablé de sa voix. Finalement, elle se leva, baissa les yeux vers sa mère. Elle détourna les yeux et prit à la volée son sac pour partir loin d'ici. Elle couru, les yeux remplis de perles cristallines obstruant le paysage du crépuscule. Elle tourna à plusieurs rues : à droite, encore à droite puis à gauche et arriva devant un portail de métal noir. Sans prendre garde elle fonça dedans mais il était fermé. Elle hurla de frustration et l'ouvrit d'un coup de pied après avoir tourné le loquet. Elle reprit sa course et ne pu se résoudre à ouvrir la porte ou plutôt à y foncer dedans. Un portail, ça suffisait tout de même ! Elle tomba sur les genoux tapant de toutes ses forces sur la porte close avec ses mains déjà meurtries. La porte s'ouvrit et son père rattrapa Yuna qui tombait à la renverse tant elle tapait fort. Elle essaya aussitôt de lui dire, mais aucune phrase complète comme on lui avait appris ne sortie :

-Maman.....Sang.....Dents pointues.....Rouge partout !! hurla-t-elle entre deux sanglots.

Puis elle retomba en pleurs dans les bras de son père. Ce dernier, attrapa son Browning, sortit un enveloppe blanche d'un tiroir et la rangea dans sa poche. Ensuite, il prit ses kunai et partit en courant. Yuna, plus que curieuse et disons-le soucieuse pour son père, le suivi, séchant ses larmes d'un revers de main. Mais rien à faire, les larmes continuaient à couler et son cœur battait à une telle vitesse que même un cheval au galop ne l'atteindrais jamais. Mugetsu commença d'abord par la sortie de l'école. Le corps de sa femme reposait encore sur le sol, tétanisé par la peur et baignant dans le sang. Il examina le corps, les traces autour et eu un sourire faussement naturel puis se releva. Le vampire avait laissé des traces. A ce moment précis, Mugetsu ne savait pas que les traces avaient étaient laissées exprès pour êtres suivies. Ainsi, Mugetsu et sa fille se retrouvèrent devant une villa immense à l'allure occidentale. Avant l'entrée, on pouvait apercevoir une arche métallique décorée de bougainvilliers rouge et orange. Une allée amenait jusqu'au perron, des parterres de lys et de pensées bordaient l'allée de pierre. La porte d'entrée était en renfoncement par rapport au large perron romain. Des colonnes et une barrière aux allures gréco-romaines cachaient les pots de fleurs en bois sombre. Mugetsu défonça la porte d'un coup de pied et entra dans la demeure immaculée. Une servante arriva avec un sourire. Comme si rien ne s'était passé. Elle leur indiqua une pièce à leur droite. Aveuglé par la vengeance, le père de Yuna ne vit que du feu et entra dans la pièce indiquée. Derrière la porte en bois, se dressait un grand salon mi-grec, mi-second empire. Les murs arboraient des dorures en arabesques et les meubles de bois sombres étaient admirablement cirés.  La table basse en pierre blanche était entourée de plusieurs chaises et de deux grands canapés aux coussins noirs et gris chiné. Avant même que Yuna ne puisse voir quelqu'un, Mugetsu avait déjà tiré deux balles.  Le premier canapé avait deux trous côte à côte. La personne qui l'avait occupée quelques seconde avant était déjà devant le hunter montrant ses larges crocs d'ivoire.
Une troisième balle fusa et Yuna se boucha les oreilles en entendant la détonation. Elle s'était assise à l'entrée, ne pouvant plus se tenir sur ses jambes cotonneuses. La balle avait fait mouche et s'était fichée dans les côtes du vampire sous sa poitrine. Mais, apparemment ça ne le dissuada pas puisqu'il en profita pour attaquer le poignet de Mugetsu. La grosse veine qui y battait fut peu à peu vidée de tout passage et le sang coula dans la gorge du vampire. Derrière Yuna, sans aucun bruit, la servante arriva et attrapa la petit fille. D'abord, Yuna se débattit, elle battait frénétiquement des pieds et des bras en hurlant. Mais la fatigue psychique l'emporta et elle cessa de se débattre inutilement. Malgré tout, elle continua à hurler. Son père, continua à tirer des balles et l'espace sonore fut bientôt occupé par seulement trois bruits : les cris, les balles et le bruit de succion lorsque le vampire mordait Mugetsu.  Finalement, le vampire tomba. Qui saurait pourquoi la vengeance était si forte ? Peut-être qu'un jour, les philosophes, les psychologues l'expliqueront...Pas encore du moins. Peut-être dans des centaines d'années. Peut-être lors qu'arrivera la fin du monde ils comprendront enfin. Mais pas aujourd'hui...
L'homme se retourna, tenant maintenant, la servante en joug. Mais celle-ci, souriant de toutes ses dents plaça devant elle Yuna faisant maintenant office de bouclier humain. La petite fille n'ayant plus la force de se débattre, hurla à mort comme un louveteau que l'on abandonne dans la tempête criarde. Mais elle renonça vite. Dès qu'elle ouvrit les yeux, elle sentait plus qu'elle ne voyait, les tremblements de son père. Elle aurait voulu être à côté de lui, lui dire que ce n'était rien. Elle aurait voulu le lui dire, lui dire de rentrer et de la laisser là mais elle avait peur. La peur embrouillaient ses pensées, la peur ne cessaient de coincer les mots dans sa gorge. Une vague de froid l'envahit et elle cru d'abord que ça n'avait été qu'un mauvais rêve. Autour d'elle, tout s'était suspendu, des traces de brume blanche voguait dans la pièce... Yuna cligna plusieurs fois de yeux. De la brume ? Non, c'était des plumes. Les plumes des coussins. Elle enroula ses bras autour d'elle essayant de retenir ses sanglots, essayant de ne pas croire ce qu'elle voyait. Tout s'était passé si vite. Elle secoua la tête, et compris qu'en face d'elle, il ne pouvait y avoir que la vérité. La servante l'avait lâchée et elle se retrouvais assise sur le sol béate. Devant elle, un combat. Crocs et griffes contre browning hi-power. Laissons de côté l'agilité et les sens suraigus de la vampire et on devinait aisément le gagnant. Mais la vampire était aussi belle que dangereuse. Les cheveux roux noués en une vulgaire tresse dans son dos et ses yeux rouges semblaient crier à qui voudrait bien l'entendre qu'elle était agressive et malsaine. Mais Mugetsu ne la regardait pas, il concentrait ses efforts pour continuer à tenir le pistolet, pour contenir ses tremblements, pour évitez de tomber sous les coups répétitifs. Ses vetêments étaient en lambeaux. Sa peau affichait des traces rouges, des coulures plus ou moins écarlates. Ses yeux bleus flamboyèrent, il n'en pouvait plus. Yuna voulait crier, elle voulait que tout cela cesse mais il n'en était pas ainsi. Et quand bien même qui écouterait une gamine de 6 ans au bord de l'hystérie ? Il n'y avait personne d'autre. La vampire continua à se ruer sur le brun avec un sourire aussi large que tyrannique. Les yeux de Yuna s'écarquillèrent puis se rétractèrent lorsqu'elle se tourna de la scène. La vampire avait plantée ses crocs dans l'épaule gauche du hunter. Mais, Yuna entendit une voix, douce, mélodieuse, paisible et exquise qui lui demandait l'impossible :

«Ne te détourne pas. Qui a demandé vengeance, qui a tout raconté ? Ta responsabilité entière est ici. C'est toi qui a engendrée tout ça, tu n'as pas le droite de te détourner.»

Elle ne comprit pas tout mais...Lentement, une larme coula sur la joue de Yuna, farouche perle de cristal. Elle se retourna, s'accrochant à un mur à côté d'elle. Elle ressentit le cri déchirant de son père et ferma les yeux en tremblant. Les larmes se mirent à couler, fluides, elle témoignait d'un chagrin, d'une impuissante d'une chose à laquelle personne ne pouvait remédier. Le son limpide, remonta son échine en une vibration désagréable. Non, pas désagréable, Sinistre ! Le cri s'acheva et se perdit dans le Néant. A cet instant, Yuna se risqua d'ouvrir les yeux...Elle n'aurait pas dû. Son père s'affaissa sur le sol, où il y avait déjà trois flaques de sang. Splaf, Splaf ! D'abord le corps, puis la tête qui tombèrent en deux bruits bien distinct dans le sang.  A ce moment, la jeune fille ferma les yeux et elle hurla. Elle hurla, cria, bafouilla puis sa voix ne devint qu'un murmure avant que le silence retombe sur la scène. La jeune femme se retourna vers la petite fille, un sourire triste sur les lèvres. Personne ne saura jamais pourquoi son sourire fut si mélancolique. Cependant, elle s'avança vers Yuna et la pris par la main pour l'emmener au sous-sol.
La porte se referma derrière elles et la scène qui suit se passa sous rideau. Nul doute que c'est à cet instant que la petit Yuna devint une vampire au service de cet idiot de Sang-pur.

L'enfer pouvait enfin commencer pour cette jeune fille qui n'avait jamais rien demandé à personne et qui avait été, malgré elle, jeté dans un monde rempli de crocs et de griffes.
Elle dû faire office de boniche, réserve de sang et même de jouet. Sa vie ne se résumait plus qu'à ça.  Il lui arrivait d'être autorisée à sortir mais elle devait obligatoirement ramener quelque chose à ''Son Maître''. Yuna n'avait pas le droit de quitter son maître et chaque fois qu'elle le faisait sans autorisation, il la punissait sévèrement. Souvent, il l'attachait avec des chaînes ,autour du cou, au mur à côté de lui et la fouettait. Parfois, il la laissait attachée pendant des jours et des jours sans manger. Quand il était de bonne humeur, la punition ne consistait qu'en de lourdes menottes rouillées qui lacéraient la peau fine autour des petits poignets de l'enfant. Elle avait beau crier, hurler ou même se débattre, le supplice ne cessait que quand le sang-pur était satisfait des cris de sa supplicié. Il souriait, il riait même, lorsque son jouet se débattait dans le collier d'acier aux multiples pics. Le corps de la jeune fille était devenu en quelques semaines un nid de virus et surtout, il était zébré de coups, de coupures et couverts de traces de sang séché.
Comme une prière, Yuna se répétait sans cesse que la mort était préférable mais jamais elle n'avait le temps, et encore moins le courage de passer à l'acte. Les seules fois où elles sortait, des vêtements en lambeaux sur elle, tout le monde murmurait à son passage et la regardait avec dégoût. Dans ces moments, le seul souhait de Yuna était de courir loin, très loin d'ici et de ne jamais revenir. Après tout, plus rien ne l'a retenait ici, personne ne l'attendait à la maison, plus personne ne l'aimait, ne la connaissait. Il n'y avait donc plus rien qui puisse lui donner envie de vivre. Il n'y avait plus aucune chose qui la raccrochait à la vie. Elle était devenue un vampire, un jouet, une boniche, un chien galeux au service d'un idiot de sang pur qui ne voyait en elle qu'un frigo rempli de sang.
Plusieurs années passèrent ainsi sans que jamais personne ne s'aperçoive de ce qu'elle vivait, personne à son école ne s'inquiétait de son absence. Du moins en apparence.
Un jour, alors qu'elle avait déjà 10 ans, elle s'était enfuie de la demeure et courait à perdre haleine. Elle voulait partir le plus loin possible. Encore plus loin, un petit peu plus loin...Elle était à bout de force, ses poignets ensanglantés lui faisaient mal et les zébrures sur ses jambes lui lançaient. Elle ferma un instant les yeux, faisant couler deux petits larmes puis les rouvrit juste au moment où elle tombait à la renverse après s'être cognée contre quelqu'un.
D'une voix bredouillante, elle s'excusa :

-Je...je suis...désolé.

La voix qui lui répondit en écho la fit sursauter :

-Yuna ?!

La jeune fille recula d'un pas puis de deux en détaillant celui qui fut son meilleur ami quatre ans plus tôt :

-Alec ?! C'est pas vrai !

Les mains devant la bouche, Yuna se mit à pleurer. Elle était tellement heureuse de le revoir, de savoir qu'il y avait encore quelqu'un qui la connaissait. Quelqu'un la reconnaissait après toutes ces années.
Subrepticement, les souvenirs rejaillirent et inondèrent Yuna. Ses parents, son ancienne vie, les moments passés avec Alec. Plus rien n'était comme avant, plus rien ne serait comme avant....
Elle le savait pourtant, Alec était la seule personne qui comptait encore pour elle dans ce monde. Elle l'aimait, elle l'aimait plus que tout autre chose qui lui restait sur cette Terre.
Mais elle avait peur, peur qu'il ne la renie. Elle n'était plus celle qu'elle avait été. Elle n'était plus qu'un pâle fantôme de la Yuna qu'il avait connu. Elle n'était qu'un vampire, qu'un être assoiffé de sang qui nécessitait son maître pour survivre sans sombrer.
Des tremblements la secouèrent et elle passa ses bras autour d'elle pour les contenir mais elle ne pouvait pas.
Avec mélancolie et douleur, elle marmonna entre deux sanglots :

-Je suis désolé, Alec. Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé !

Elle se retourna et partit en courant en murmurant un Adieu plein de larmes. Elle grimpa dans la plus haute tour, dans la plus haute pièce et couru jusqu'à l'ouverture. Cette histoire avait commencée comme un conte de fée mais tout le monde sait que la vie est une tragédie. Personne n'ignore que la vie n'est qu'une succession de déceptions. Elle grimpa sur la fenêtre et regarda le sol quelques mètres plus bas. D'en bas, les gens commencèrent à s'amasser et à se demander si la petit fille allait sauter. Une femme, peut-être plus saine d'esprit que les autres, hurla, alarmée :

-Ne saute pas ! Comment peux-tu vouloir mettre fin à tes jours à ton âge ?!

Je vois, cette personne souhaite que je ne saute pas pour ne pas qu'elle se sente coupable de ne pas le faire avec ce qu'elle vit. Après tout, les gens sont tous comme ça, l'égoïste n'est qu'un mot pour décrire celui qui ne respecte pas l'égoïsme des autres. La paix, le bonheur, tout n'était donc qu'utopie !
Il ne manquerait plus qu'elle dise ''Attention, tu vas salir les dalles de marbre'' pour que la scène soit parfaite, pour qu'elle reflète ce qu'est VRAIMENT le monde.
Alors qu'elle se préparait à sauter, une voix s'éleva dans la foule, elle hurla :

-YUNA !! Ne fait pas ça !!

Sautant de toutes ses forces pour voir son amie, Alec faisait de grands signes parmi les autres gens, les spectateurs. Après tout, ils étaient bien humains, à toujours chercher le dernier potin, le dernier ragot croustillant. Derrière, dans la foule, une personne attira l'attention de Yuna. Elle ? C'était une des servantes du Sang-pur. Elle jeta un regard carnassier à Yuna avant de regarder Alec.

*Non, non, non ! Pas ça ! S'il vous plait Seigneur, pas ça ! Je vous en supplie ! *

Yuna descendit de la fenêtre et couru dehors jusqu'à Alec en répétant ces paroles comme une prière. Dieu n'était sûrement plus de son côté depuis longtemps, la chance, elle n'y croyait plus. Le destin, le sien n'avait jamais existé. Mais, elle priait Dieu tout de même, elle cherchais quelqu'un qui l'aiderait, quelqu'un qui m'aimerait.

-Je t'en supplie Alec, il faut que tu partes loin d'ici. Vite !....Ils vont venir ! Ils vont te...te tuer !

La jeune fille tourna la tête, les larmes roulant sur ses joues. Elle lui prit la main et se mit à courir dans des ruelles.

-Yuna ! Yuna, calme-toi ! Qu'est-ce qui se passe ? T'es folle ?!

Sur ces mots, Alec s'arrêta et se dégagea de l'emprise de la jeune fille. Yuna, abattue, s'affaissa par terre en tremblant :

-Il vont te tuer.....sous mes yeux.....me faire vivre un enfer...comme Papa....comme Maman..Tu n'aurais jamais dû me connaître....A cause de moi....A cause de moi.........Je suis désolé, je suis désolé !

Et elle partit en courant, elle rentra ''chez elle'', au seul endroit où elle pouvait plaider. De toutes ses forces elle courait. Mais ce qui l'attendait n'était pas un tribunal, n'était pas une plaidoirie. Là-bas, elle n'avait son mot à dire. Elle n'était que l'esclave après tout, rien d'autre.
Ce qui l'attendait fut d'une splendeur effroyable. On lui avait enserré le cou dans un collier de pics, on l'avait frappé, on lui avait craché à la figure, on l'avait traitée de tout les noms et on avait même commencer à profaner la mort de ses parents, à blasphémer sa vie, à hurler de rire en racontant la scène de retrouvailles ''émouvante'' avec son ''amant''.
Sans qu'elle puisse s'arrêter, les larmes roulèrent sur les joues ensanglantées de la petit fille. Elle se vengerai, un jour, elle y arriverai !
Seulement, pour l'instant, il n'y avait qu'une chose à laquelle elle pensait : Alec ne la croyait plus ou du moins la croyait folle et il allait mourir -dans le meilleur des cas- ou devenir un esclave à son tour -dans le pire des cas-. Yuna ne penser qu'à le sauver, aussi, elle travailla nuit et jour pour satisfaire son maître et obtenir l'autorisation de sortir, mais une servante dû l'accompagner. Comprenez, il ne fallait pas que le frigo meure !
Pour ne pas que l'on sache ses plans, la jeune fille fit passer la lettre pour Alec par la boulangère qui la passa à l'école et enfin à Alec. Cette lettre devait être la dernière qu'elle écrirait à son ami. Si jamais chez elle, on s'apercevait de cette correspondance, il n'y aurait aucun doute, frigo ou pas, elle mourra !
La lettre avait été écrite d'une main tremblante et la jeune fille qui l'avait écrite avait laissée quelques traces de larmes dessus mais on sentait que les mots avaient été choisis avec soin, peut-être même qu'ils sortaient tout droit de dictionnaires divers et variés tellement le vocabulaire était riche. Pourtant, le destinateur n'était que Yuna qui avait laissé son coeur dicter sa plume. Certains mots étaient même illisibles tellement la main avait dûe trembler. En voici un extrait :

«Alec,
Tu me prends pour une folle et tu ne voudras plus jamais m'écouter ou même me voir, je le comprends […] Mais il y a quelqu'chose que tu dois savoir et faut que tu me croies. Je ne peux pas tout te dire, je ne suis même pas sûre d'en être capable. Ce serait pire si tu savais... Tu sais, Papa et Maman sont morts et puis je suis plus venue à l'école, je sortais plus d'où j'étais. Je suis devenue l'esclave d'un type bizarre. Il est méchant et se sert de moi. Tu m'as vu la dernière fois, le sang c'est lui... Il attaque tous les gens que j'aime alors tu dois partir. […] Cherche pas à me retrouver, sauves ta peau et oublie-moi. (Cette partie était baignée de larmes et légèrement cornée, sûrement par un dictionnaire) Moi je survivrais mais ils te tuerons, tu seras utile pour leur spectacle. Brûle la lettre et toutes les photos de nous, jette le collier que j'avais fait en pâte à sel et que je t'avais donné. Disparais de ma vie. […]
T'es plus mon ami parce qu'tu dois partir loin sans penser à moi. On se reverra plus, j'serais un souvenir lointain, un rêve. Mais je ne serais plus rien, j'existerais plus […]

                                                                                                   Dans une autre vie, dans un autre monde, on aurait pu se marier comme je l'avais dit quand on avait quatre ans...
                                                                                                  Une Yuna qui n'existe plus....»


Alec reçu la lettre de sa maîtresse et l'ouvrit sans trop de conviction. Elle était longue, très longue et triste, très triste. Elle était remplie de traces de larmes et de pliures. C'était Yuna ! Aussitôt, il demanda qui l'avait donné et ce qu'il avait dit mais la piste ne menait qu'à la boulangère qui faisait motus et bouche cousue -comme Yuna le lui avait dit-. Mais Alec devina que Yuna ne commettrais pas l'erreur de se remontrer, elle resterait désormais avec ce ''type méchant'' en l'occupant pour qu'il ne retrouve pas Alec. Mais dites une chose interdite à quelqu'un et il voudra toujours braver cette interdiction. C'était humain mais en même temps très idiot. Alec cherchait à remonter la piste de Yuna mais chaque fois, il était confronté à un blanc total. Il ne trouvait rien.
Yuna avait entendu de la bouche du sang-pur qu'un petit garçon cherchait des preuves qu'il ne devaient surtout pas trouver. Il en avait fait part à Yuna avec un sourire et celle-ci dû se retenir pour ne pas aller étrangler elle-même Alec ! Qu'est-ce qu'il faisait ? Elle ne dit rien à son maître car une simple parole ou intonation pourrait la trahir, le trahir. Elle se risqua à faire passer un nouveau mot à la boulangère : «Dépêche-toi de partir !». Mais ce court mot n'eu pas la même chance que la longue lettre de Yuna. Il arriva certes dans les mains d'Alec mais il arriva également aux oreilles du sang-pur. Il voulu d'abord exécuter Yuna et le jeune insolent mais il en décida autrement. Il eu une idée d'autant plus drôle. Par chance, Alec disparut de la circulation deux jours après cet incident. Fallait-il s'en réjouir ou soupçonner le sang-pur d'avoir tué Alec ? Yuna préféra la première option. Elle se trompait pourtant lourdement mais elle ne le savait pas encore.
La punition du sang-pur s'appliqua alors seulement à Yuna : attachée par son collier à pics dans une arène, elle restait ainsi pendant plusieurs jours en face à face avec des vampires levels E attachés et assoiffés de sang. L'un des trois mourut de fatigue au bout de deux jours. Les deux autre furent détachés au sixième jour et récompensé par le sang de Yuna. Plus que la douleur des crocs dans chair, plus que la faim qui la tiraillait et plus que le collier de pics qui enserraient sa gorge y faisant couler du sang; c'était la peur, la douleur psychologique que lui avait causé cette expérience qui lui fit réaliser une chose. Il fallait qu'elle arrête de se leurrer ! Elle ne survivrait pas longtemps à ce rythme. Elle devait s'enfuir à jamais. Mais comment ? Dès qu'elle sorti de cette sentence, elle commença à échafauder un plan, un long plan. Un plan qui lui prit des années mais un plan infaillible. Il ne lui fallait rien d'autre qu'un plan sans failles. Lorsqu'elle avait le temps, elle s'accoudait à une fenêtre et rêvait du monde extérieur. Chaque jambe et chaussure qui passaient devant sa fenêtre du sous-sol ne se doutaient pas qu'ici, on maltraitait les enfants. Elles ne voulaient même pas le savoir. Qu'auraient-elle fait ? Avoir pitié. Yuna ne voulait pas de pitié, elle ne voulait pas de larmes. Elle ne voulait que la revanche. Pendant trois longues années, elle dessina, griffonna des plans du manoir. Elle le connaissait par coeur. Elle en connaissait même des parties que tout le monde devait ignorer. Elle écrivit de nombreux plans, de nombreuses stratégies. Certaines s'avéraient douteuses ou dépendaient d'un facteur extérieur aléatoire. Elles furent rayés ou retravaillées. Les plans ne devaient en aucun cas faire intervenir autre chose qu'elle-même. Lorsqu'on sait que personne ne vous connait plus ou semble vous remarquer, il n'y a plus qu'une option : ne compter que sur soi-même. Ainsi, on n'est déçu que par une seule personne, on ne peut en vouloir qu'a une seule personne, on ne peut détester qu'une seule personne. Et cette personne c'était soi...
Oui, Yuna se décevait. Yuna s'en voulait plus que tout. Yuna se détestait. Mais cela passait après sa vengeance. Ce désir irrépressible qui pendant ces trois longues années lui tordit les tripes. On n'allait peut-être pas à l'encontre de son destin mais il y avait toujours des chemins détournés pour obtenir à court terme ce que l'on veut. La jeune fille les explora tous. Sans exception. Il n'y avait plus d'ombres dans ses plans. Elle les connaissait tous par coeur, si bien que même si on les lui volait, elle pourrait toujours s'enfuir. Lorsqu'elle n'eut plus de papier dans sa prison, elle grava certaines  idées sur les murs et les cacha derrière les grandes cartes du monde. Mais ces cachotteries ne durèrent malheureusement pas assez de temps pour que Yuna puisse mettre son plan à exécution. Enfin, elle aurait pu mais c'était sans compter sur les mouvements de pouvoir du sang-pur. Il avait trouvé Alec. Et durant la seconde année des plans de Yuna, il avait été enfermé, loin d'elle, sans qu'elle n'en sache rien. Ce ne fut qu'au début de la troisième année qu'elle apprit cette nouvelle. Elle hurla mais sa voix éreintée et mal entretenue lâcha seulement un cri qui se mu en paroles, en murmures incompréhensibles et enfin, elle se tut. Elle s'était vendue toute seule. Le sang-pur allait le tuer car elle lui avait montré qu'elle l'aimait, qu'elle le connaissait. Mais ce test, lui fit comprendre autre chose. Une chose importante pour ces plans : il ne suffisait pas de connaître par coeur les plans du manoir, il fallait arpenter le manoir ! Si elle l'avait fait plus tôt, elle aurait remarqué Alec. Aussitôt, elle hanta les couloirs, les pièces et les antichambres du manoir, repérant certains des passages de souris qu'elle avait noté sur ses plans. Elle reconnaissait tout....sauf le couloir du fond ! Il y avait trois portes au fond. Elle s'en approcha à pas de loup et s'arrêta lorsqu'elle était à trois pas. Il fallait choisir. Dans les jeux vidéos, celle du milieu était toujours piégée. Du moins, il lui semblait que c'était ça. Il restait donc deux choix. La gauche ne l'inspirait pas vraiment, question d'instinct. Mais la droite avait une allure bizarre, presque morbide. Pourtant, il allait bien falloir en choisir une et peut-être ne jamais revenir en arrière... Elle inspira à fond sans un bruit, gonfla sa cage thoracique et s'approcha de la porte de droite. Elle posa les mains sur la poignée et entrebâilla lentement la porte. Le loquet fut silencieux mais le vent créa un mouvement d'air qui fit claquer la porte. Yuna posa une main sur sa bouche en reculant. Elle allait passer un mauvais quart d'heure. Mais elle ne pouvait pas s'arrêter comme ça. Elle ouvrit la porte du milieu en grand et s'avança. Elle se cogna à des barreaux et tiqua :

-Tsss !

Mais ce fut seulement un court instant car dans cette cage...Il y avait un jeune homme !

-Alec ! Alec ! Appela-t-elle.

Mais le jeune homme ne sembla pas reconnaître ce nom. Elle appela encore et lui demanda de s'avancer. Elle avait eue raison de lui demander cela. Ce n'était pas Alec. Le jeune homme était un peu plus vieux que Yuna. Il avait de longs cheveux blonds et des traits fins. On aurait dit une fille. Ses petits yeux étaient vides, ternes mais on sentait qu'un jour ce bleu avait été aussi profond que le bleu de l'océan. Yuna passa la main à travers les barreaux et souffla quelques mots dont le jeune homme n'en saisit que la moitié :

-...Si j'avais pu.....C'est fini....Je...Adieu...

Avec un regard et un sourire tellement triste, Yuna referma la porte et ouvrit la troisième en criant :

-Alec !!! ALEC !!

Elle n'était plus à ça près, elle entendait déjà les pas dans son dos qui se rapprochait. On allait l'enlever d'ici dans peu de temps. La personne dans la cage de la porte de gauche leva la tête et se précipita vers la jeune fille :

-YUNAA !!

Ils pleuraient tous deux en enlaçant leurs doigts au travers des barreaux. Alec était dans un sale état mais il était vivant. Il était maculé de sang et avait affreusement maigri. Pourtant, il avait toujours le même sourire étincelant, ce sourire qui donnait l'impression de tout pouvoir braver.
Mais, alors qu'ils allaient se serrer plus fort, une force surhumaine souleva les jambes de Yuna et la détacha d'Alec. Elle voulu se débattre mais n'en eue pas la force. Elle laissa couler ses larmes, celles qu'elle avait cru taries tandis qu'Alec lui murmurait :

-Je t'aime, souviens-t-en, ça ne changera pas, ils n'y arriveront pas....

Avant que la porte ne se referme par un coup de vent magique, Yuna dit :

-Je t'aime aussi mais tu n'aurais pas dû....

Le monde de ténèbres derrière la porte se referma sur Alec. La dernière image qu'il vit, ce fut Yuna jetée contre un mur avec une force inouïe. Il détourna les yeux.
Yuna voulu hurler mais l'air fut chasser de ses poumons et ne lui permit que de faire sortir un hoquet pitoyable. Elle retomba contre le sol, se repliant le plus vite possible sur elle-même pour contenir la douleur. Réflexe certes humain mais totalement inutile. La douleur lui déchira les côtes et son épaule droite formait un angle bizarre. La servante rousse ne sembla pourtant pas décidée à laisser Yuna se remettre de cette attaque violente. Elle la releva et lui envoya une gifle puissante. Yuna se cogna de nouveau contre le mur derrière elle. La rousse l'attrapa par les cheveux et la traîna par terre le long du couloir interminable. Les larmes continuèrent de couler sur les joues meurtries de Yuna. L'une la brûlait affreusement et l'autre semblait gonflé -en se cognant contre le mur, elle s'était mordue l'intérieur de la joue-. La rousse s'en fichait. Yuna, entre ses larmes et ses sanglots, chuchota :

-Tu es pitoyable Murasaki...

La rousse lâcha tout à coup Yuna sur le sol et lui donna un coup de pied dans ses côtes douloureuses. Elle cracha sur Yuna et répondit, hautaine :

-Qu'as-tu dit moucheron ? Tu aurais quelque chose à redire à mes techniques de punition. Car vois-tu, mon cher maître les approuve totalement. (Elle inspira et laissa un silence s'installer) Ose répéter ce que tu as dit !!

Yuna toussa et un peu de sang s'échappa avec l'air. Elle se força entre deux respirations saccadées à répondre. Elle n'y arriva pas... Rien ne sortait de sa gorge. Ses côtes lui faisait mal, respirer devenait difficile. Son bras droit pendait le long de son corps. Son épaule était déboitée, elle en était presque sûre. Un goût ferreux de sang remplit sa bouche, la coupure de sa joue comme le sang qui lui montait envahirent sa bouche. Murasaki ricana et demanda à la jeune fille de parler plus fort. Yuna tenta, encore et encore sans qu'aucun son ne sorte. Murasaki lui enfonça son pied dans les côtes une nouvelle fois et appuya son pied sur son poignet. Un cri déchirant, fatigué qui se brisa sortit de la bouche de Yuna. La rousse railla :

-Ah ! Tu peux encore crier, c'est que tu vas mieux que tu essais de nous le faire croire.

Sur ce, elle la souleva du sol par le poignet qu'elle avait écrasé -le droit qui lui lançait maintenant jusque dans son épaule endolorie- et l'emporta dans l'arène. Yuna fut traînée sur le sable chaud de l'arène. Les grains s'insinuèrent dans ses plaies et on dû lui apporter de l'eau pour éviter que son corps ne s'infecte et ne soit ''plus récupérable''. La jeune fille de douze ans et demi eue même le droit de boire un peu et de grignoter un peu. Pas de quoi assouvir sa soif de vampire mais un petit bout de pain qui lui réchauffa le corps. Puis, sans un regard, sans une parole on l'attacha à son collier de pics. On le lui serra et on lui attacha les poignets à de longues et lourdes chaînes. Le bras droit de la jeune fille se mit immédiatement à trembler. Les muscles se contractaient et comme les articulations de l'épaule et du poignet ne pouvaient compenser, le membre se mit à trembler. Une ligne de sang se dessina sur le poignet de Yuna. Son épaule droite fut remise en place d'un coup par Murasaki. Yuna ne savait pas si son épaule était remise, mais elle l'espérait grandement, car le douleur pour remboiter une articulation déboitée était atroce. Elle ne savait pas comment elle avait eue la force de crier mais ce fut le seul mouvement qu'elle fit lorsque Murasaki s'occupa de son épaule :

-Évite de te casser un truc comme une poupée de porcelaine la prochaine fois, maugréa-t-elle en tournant les talons.

Yuna ne sut pas combien de temps elle resta ainsi, sûrement moins de 3 jours car la faim ne se manifestait pas grandement, mais elle avait soif. Le verre qui était à côté d'elle était presque vide. Elle avait réussie à économiser l'eau jusqu'à cet instant. Elle se baissa au prix d'un rude effort et lapa les dernières gouttes du précieux liquide. Puis, elle se redressa, tenta de s'appuyer contre le mur en fermant les yeux. Il n'y avait pas moyen, le sommeil ne venait pas, la douleur ne partait pas, la peur ne s'en allait pas. Elle ne voulait plus dormir mais elle savait qu'elle ne tiendrait pas éternellement. Un jour, ses cauchemars la rattraperaient.
Ainsi, ce troisième jour lui semblait-il, la porte s'ouvrit, on ne lui amenait ni eau, ni pain, ni blood-tablets, on lui apportait...Alec. Menotté par le même lourdes chaînes que Yuna, il avançait en traînant les pieds, il ne souriait pas. Ses cheveux bruns étaient encore plus ternes que la dernière fois et ses yeux -Oh ces yeux !- ils étaient vides et remplis de rancœur ! Yuna détourna le regard. On aurait dit que plusieurs semaines s'étaient passées depuis qu'ils s'étaient vus. Ses vêtements étaient en lambeaux, comme ceux de la jeune fille, sa peau d'une couleur sale, verdâtre, grisâtre peut-être, la lumière diffuse déformait tout. Murasaki le jeta dans le sable, il en recracha un peu et se redressa. Les yeux des deux jeunes amis se croisèrent, Yuna lut de la résignation et de la haine dans son regard, Alec lui, ne lut que de la tristesse et de peine dans les prunelles bleuâtres de son amie. Des sentiments tellement différents les animait, et pourtant, ils s'aimaient, ils étaient ceux que le destin avait rapprochés pour mieux les séparer.
Sans qu'un son ne sorte de la bouche de Yuna, elle articula ces mots :

*-Ne résiste pas, ne crie pas, ne bouge pas. Regarde juste, je t'en supplie...*

Alec hocha la tête. Il avait compris, pas tout mais l'essentiel était assimilé. Il ne ferait rien lorsque la scène se déroulerait. Murasaki, avec son grand sourire, se dirigea vers Yuna et la plaqua contre le mur de marbre, lui comprimant la trachée de sa main. Yuna ne tenta pas de débattre dans un premier temps, mais l'air allait bientôt lui manquer. Que faire ? Elle envoya un coup de pied dans le tibia de la rousse qui desserra sa prise. Elle jura et lâcha Yuna, celle-ci toussa en se tenant doucement la gorge. La jeune fille leva les yeux vers Alec mais les baissa aussitôt, elle ne put supporter ce qu'elle y lisait : de la pitié -ce qu'elle ne voulu jamais voir dans ces yeux-ci-. Murasaki jeta sa jambe contre les côtes de Yuna. Craac ! Un os craqua. Yuna se tint fermement les côtes se forçant à calmer sa respiration après un cri de douleur. La belle rousse, loin d'avoir fini, s'acharna sur le poignet meurtri de sa victime. A travers le fer des menottes, la douleur était deux fois pire. Le métal frottait contre la peau fine de l'articulation. Les plaies se rouvrirent. Yuna serra les dents, se mordit les lèvres le plus fort qu'elle put. Elle ne cria pas.
Alors, Murasaki sortit le grand jeu. Jeu qui s'appelait lancer des poignards. Un cible blanche et rouge fut placée derrière Yuna, un peu sur son côté droit. Son côté fragile. Murasaki avait 4 lancers. Le premier rata Yuna de peu, le second dessina une estafilade sur sa joue, le troisième la rata mais le quatrième et dernier poignard trace une ligne écarlate dans le cou de la jeune fille. Murasaki se jeta dessus, la grosse veine du cou avait était touché et le sang coulait à flot dans la gorge de la level D. Elle but à grosses gorgées jusqu'à ce que derrière son dos, son maître lui somme d'arrêter. Elle recula s'excusant milles fois devant le sang-pur. Yuna put enfin reprendre son souffle et plaquer sa main contre son cou. Elle regarda Alec les larmes aux yeux. Son tour était fini. C'était la première fois qu'elle ne voulait pas que son tour s'achève car le prochain sur la liste c'était Alec. On attacha ses chaînes au mur de marbre et il se d'abord fouetté, puis frappée. A ce stade, on donna un bout de pain et un peu d'eau à Yuna. Le genre de repas que l'on accompagne en disant : En guise de pop-corn pour le spectacle. Yuna se désaltéra et mangea le pain. A ce stade, elle se déchaîna dans ses menottes, la nourriture lui avait redonné un peu d'énergie. Elle ne la gâcherait pas. Elle cria :

-Laissez-le ! Laissez-le partir ! Il n'a rien fait. Si vous voulez me faire souffrir pourquoi ne pas plutôt me tuer à petit feu, me disséquer par petits bouts, faucher un membre par un membre ? (Des larmes ruisselèrent sur les joues de Yuna, et elle hurla plus fort : ) TUEZ-MOI plutôt ! Tout mais pas lui !! Je préfère mourir...

Le sang-pur remua son index de gauche à droite :

-T-t-t-t, on ne demande pas ton avis petit moucheron. C'est bien plus amusant ainsi.

On  planta un poignard dans la cuisse d'Alec, on le fatigua, on le força à hurler. Il hurla. Il demanda que l'on arrête, il voulu qu'on le tue. Mais personne n'en fit rien. Yuna hurla avec Alec, elle se débattait contre ses chaînes. Mais, en s'arrêtant et en réfléchissant, elle eut une autre idée. Ses poignets étaient bien plus fin qu'à son arrivée ici. Elle fit jouer ses poignets dans les menottes, en les tournant, les retournant encore et encore. Le métal glissa de sa peau et tomba dans le sable. Il fit un petit bruit mais il fut camouflé par les cris d'Alec. D'un bond, Yuna se précipita vers Alec et prit le coup de couteau à sa place. Comme elle s'était jetée sur Alec, ce fut son aine qui prit. Elle hurla à damner les morts. Pourtant, alors que le fluide écarlate s'écoulait de son corps, elle trouva la force d'attraper un lambeau de l'habit d'Alec et de lui murmurer à l'oreille :

-Fuis-moi...

Alec ne se fit pas prier, il tenta de s'enfuir mais on lui barra la route. On les maltraita encore un peu et quand Alec ne bougea plus, on le jeta près des poubelles. On le laissa pour mort, sa poitrine se soulevait tellement difficilement qu'il ne tarderait pas à mourir. Yuna s'y résolut difficilement. Quant à elle, elle fut cloîtrée dans sa petite chambre et ne sortie seulement qu'en compagnie de Murasaki et attachée par des menottes fines et légères. En allant à la boulangère, deux jours après, Yuna se hissa sur la pointe des pieds et entre deux hoquets causés par les menottes, elle dit à la boulangère :

-Alec...la manoir tout noir...pou...est...de moi....Je...is dé...

Puis, elle rentra au manoir.


Moi

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MessageSujet: Re: The Shadow in the howling night   Lun 15 Aoû - 14:16

Re-bienvenue x)

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MessageSujet: Re: The Shadow in the howling night   Lun 15 Aoû - 17:12

Re-bonne fiche ma Morphala o/
*Donne un paquet de dragibus pour te souhaiter en tout bien tout honneur une toute nouvelle fiche, et du courage*


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MessageSujet: Re: The Shadow in the howling night   Lun 15 Aoû - 20:35

Re-bienvenue ma beauté ^^
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Yuna Akiba
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MessageSujet: Re: The Shadow in the howling night   Mar 16 Aoû - 11:17

Merci les filles *prends quelques dragibus* Il ne me reste plus que l'histoire o/

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MessageSujet: Re: The Shadow in the howling night   Mer 28 Déc - 10:33

Yuyu, je crois qu'on peut redéplacer non x) ?

Je la remets dans Fiches Validées, je te laisse la liberté d'aller la rechercher ;)

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Yuna Akiba
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MessageSujet: Re: The Shadow in the howling night   Mer 28 Déc - 12:25

Ok, merci, je continue mais comme le rythme est pas très soutenu, je pense que c'est mieux ^^. Merci de me l'avoir rappelé ;)

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MessageSujet: Re: The Shadow in the howling night   Sam 5 Mai - 18:47

[Bah voui, il y a déjà plus de place dans mon message. Alors voilà la suite de l'histoire :]

Puis, elle rentra au manoir. Quelques semaines plus tard, 8 semaines tout au plus, Yuna réussit à s'enfuir. Son plan s'était déroulé à merveille. Après un repas de pain et d'eau, elle s'était faufilé dans un couloir et était grimpée dans la bouche d'aération du haut. Elle s'était arrêtée à l'endroit du couloir sombre, elle aurait voulu emporter ce garçon aux yeux océan... Elle continua son chemin, ne se souciant que d'elle-même, ne voulant sauver qu'elle même. Car, après tout, il ne restait personne qu'elle aimait à part ce garçon aux yeux bleus, ce Sasori. Son père, sa mère, Alec tous étaient morts. Morts par sa faute et elle, celle qui avait causée tout ça était vivante. Quelle ironie du sort ! Quelle cruauté ! Elle s'arrêta après avoir couru le plus loin possible, elle se retourna et d'un regards triste mêlé de haine et murmura, les dents serrées :

-Je reviendrai....

Elle s'enfonça dans les ténèbres d'une ruelle et se blottit dans un angle en remontant sur ses jambes un sac poubelle qu'elle avait au préalable vidé et retourné. L'odeur était atroce mais la morsure de la nuit était d'autant plus terrible. Il avait fallu faire un choix. Yuna pensa un instant à retourner chez elle, mais elle savait que suite à la disparition de toute la famille, la police avait fermé le lieu et sécurisé le périmètre. De plus, le sang-pur chercherait en premier lieu à la chercher là-bas, elle ne devrait pas y aller. Les quelques jours qui suivirent, elle réussit à tenir cette résolution mais la tentation était trop forte. Elle voulait apporter certaines de ses anciennes affaires avec elle, car jamais elle ne reviendrait. Et puis, boire dans les fontaines publiques ou les flaques d'eau, Yuna en avait légèrement marre. Car même si elle avait l'habitude de traitements inhumains, c'était une des raisons pour lesquelles elle était partie du manoir et elle n'avait pas envie que ça continue. Elle se trompait pourtant lourdement sans le savoir. La vie lorsqu'on est indépendante est féroce et dangereuse.
En définitive, elle fit un saut dans son ancienne maison. Alors que le soir tombait, elle passa sous la cordelette de plastique jaune avec les inscriptions noires cultes des séries américaines : KEEP OUT ! Elle tenta d'ouvrir la porte sans trop d'espoir et la poignée céda. Pas très prudent tout ça, se dit-elle. Dans le noir, elle se dirigea directement vers sa chambre et voulu enfiler des vêtements à elle. En vain ! Elle avait 6 ans la dernière fois qu'elle était venue dans cette maison, elle en avait plus du double maintenant. Elle ne rentrait dans aucun de ses vêtements, même les plus larges ! Elle alla alors dans le second lieu où elle devait de toutes façons aller : la chambre de ses parents. Elle enfila cette fois-ci un uniforme noir et blanc auquel elle fit bon nombre d'ourlets au jambes et aux bras. Puis, elle ouvrit un tiroir de la commode blanche. Elle plongea sa main dedans et tâta tous ce qu'il y avait. Des balles, Un browning Hi-power et...une pléthore de chaussettes. Elle prit les balles et les rangea dans les multiples poches de son uniforme et prit le pistolet. Il était extrêmement lourd, elle attacha le holster à son épaule comme elle avait vu ses parents le faire et elle tenta de la dégainer plusieurs fois à deux mains. Elle était lente et imprécise dans ses mouvements et ses bras tremblaient vite à force de ne pas pratiquer d'activité sportive, mais elle arriva à dégainer à peu près correctement. Elle ouvrit le tiroir suivant et pu s'attacher des poignards sous la jupe de l'uniforme. Ils prenaient la moitié de ses cuisses et étaient quasiment plus larges que son avant-bras. Elle avait tellement maigrie ! Elle se dépêcha de rejoindre la cuisine mais bien sûr les paquets de gâteaux étaient périmés depuis bien bien longtemps. Elle se risqua à en ouvrir un et à manger quelques gâteaux. Ils étaient presque insipides mais Yuna se contenterait de ça. Elle ouvrit ensuite le robinet qui à son grand plaisir crachota avant de distribuer un jet d'eau fraiche. Elle but à grande gorgée. Elle prit ensuite le paquet avec elle et se mit à courir pour sortir. Elle heurta un policier qui avait entendu du bruit et craignait une invasion de souris. Il fut surpris lorsqu'une petite créature toute maigrichonne lui sauta presque dessus. Il cria :

-Hé !

Yuna ne se retourna pas, elle ne répondit même pas à l'interjection surprise du policier. Elle continua à courir le plus vite possible, elle sentait chaque à coups que produisait son pied qui touchait le sol et il se répercutait dans toute sa jambe. Elle serra les dents, ferma les yeux et fonça plus vite. Elle repassa la cordelette jaune et noire et se fondit dans la masse de gens qui rentraient chez eux à cette heure-ci. Et elle passa une nouvelle nuit dehors. A partir ce cette nuit, elle tenta de s'intégrer...à sa manière -soit sans argent- et ce n'était pas chose facile. Elle dû d'abord voler du papier et un stylo pour afficher sur le panneau de liège d'un grand magasin une petite annonce de boulot. Elle dit qu'elle pouvait effectuer de nombreuses tâches ménagères, qu'elle n'avait pas d'horaires précis et évoqua la possibilité d'avoir un coach sportif à la place de rémunération. Et, avec la conviction d'avoir de quoi se nourrir et subsister, elle se campa jour et nuit devant le panneau inspectant les gens.
Elle se déplaçait seulement pour aller voler un paquet de gâteaux ou une petite bouteille d'eau. Un jour, elle eut le courage de prendre plusieurs objets dont une paire de ciseaux, de bouteilles d'eau et une petite couverture polaire. Avec les ciseaux, elle se coupa les pointes de ses cheveux et se lava entièrement avec une des deux bouteilles d'eau. Au bout d'un petit mois, elle avait trouvé trois employeurs. Elle était tellement contente, que pour les satisfaire, elle ne dormait plus et s'affairait à ranger, nettoyer, faire la cuisine, masser, étudier, etc... Mais en échange, elle avait eue le droit à la plus belle des rémunérations de la part des ces vieux riches : l'accès permanent à leur bibliothèque personnelle et un coach sportif comme elle l'avait réclamé. Chaque soir, après ses boulots, elle apprenait donc à se battre, à manier ses poignards et surtout à ré entrainer son corps à la vitesse et l'endurance. Elle vivait toujours dans la rue mais celle-ci n'était sa demeure que pour la nuit. Le coach sportif avait été engagé par son premier client qui avait été fier d'elle dès ses débuts. Les seconds lui donnaient déjà un peu d'argent et une petite tirelire en forme de cochon rose à poids rouges lui avait été offerte.
Lorsqu'elle trainait dans la rue, elle ramassait les canettes de métal et les juchait en pyramide pour s'entrainer au tir. Mais elle devait souvent changer d'endroit, des bruits de balles, ça faisait peur à tous le monde et attirait les forces de l'Ordre. Le poids du pistolet semblait d'entrainement en entrainement moins lourd à porter et elle arrivait de mieux en mieux à viser avec précision. Mais le lancer de poignards laissait encore à désirer et son coach la mettait toujours à terre avec une facilité déconcertante. Malgré cela, elle se relevait toujours et en demandait plus. Le soir, elle se couchait sous sa polaire pleine d'ecchymoses et de courbatures.
Mais Yuna préférait trois fois cette vie à celle qu'elle avait eue au manoir. Au moins, on ne la frappait pas, on ne lui donnait pas que du pain et de l'eau en petite quantité. Et puis, elle ne voyait plus Sasori et les autres... Pendant quelques jours, elle se demanda si elle devait y retourner pour aider Sasori. Elle y pensa jour et nuit et cassa un verre pendant son service. Elle s'excusa platement, ramassa les morceaux mais même cette erreur ne lui enleva pas le regard bleu de Sasori. Elle voulait aller l'aider bien qu'y retourner était du suicide. Elle ne se décida pas...
Un an plus tard, on lui proposa de vivre dans l'une des demeures et non sans rougir milles fois, elle accepta et reçue une chambre assez spacieuse bien qu'elle était la plus petite de la demeure. On la traitait un peu comme une bonne à tout faire mais Yuna préférait ça au traitement chez le sang-pur et puis la demeure sentait moins le renfermé que le manoir !
Après cette dure année, Yuna n'eut plus besoin du coach, elle avait regrossit et avait des muscles seyants. Elle n'avait pas une carrure d'une bodybuldeuse mais celle qu'elle avait -mince et musclée- lui allait complètement. Et elle avait même réussie à mettre trois fois le coach au tapis : Un bon début ! Du coup, elle avait un peu plus de temps pour s'entrainer aux poignards et au pistolet et de plus, la demeure était insonorisée. Quoi de mieux ? Elle continuait à s'entrainer dans sa chambre et devait même travailler un peu plus dans la demeure où elle logeait en guise de loyer -et elle n'avait même pas de salaire chez ce client- ! Elle devait s'en contenter, elle avait déjà les restes des repas et une chambre avec un vrai lit. Pas de quoi se plaindre après avoir vécu comme un chien esclavagé !
Cependant, ses dernières années hantaient encore ses nuits et immisçaient même dans ses pensées. Chaque nuit où elle trouvait le sommeil -car la première difficulté était de le trouver !- elle cauchemardait toute la nuit et se réveillait en sueur, le souffle court en inspectant ses poignets et son cou. Pourtant, la cicatrice autour de son cou était caché avec un vieux foulard troué que la fille d'un de ses clients ne voulait plus. On la comprenait, le rouge et blanc n'était plus à la mode depuis 1 mois et il y avait un trou de la taille d'un moucheron ! Et son dos et sa cheville étaient la plupart du temps recouverts par les vêtements. Ce qu'il restait de voyant chez Yuna, c'était ses poignets. Ces poignets tout fins avaient un quiste énorme et dur lorsque Yuna penchait son poignet.
Ils n'étaient pas douloureux -pas vraiment- mais il la dérangeait et elle savait surtout, que c'était à cause des chaînes. Elle ne voulait pas qu'on le sache. Le sang-pur le savait. Murasaki le savait. Sasori et Alec devaient s'en douter.
Toujours, Yuna en revenait à Sasori. Elle regrettait de s'être défilée alors qu'elle aurait sûrement pu le sauver aussi. Il était peut-être mort désormais. Par sa faute. D'une certaine manière, Yuna aurait voulu être à la place de Sasori pour mourir. Ils étaient tous morts là où elle avait survécu. Ce n'était pas juste ! Qui dictait la mort ? Dieu ? Un shinigami comme dans les mangas ? En tous cas, il devait choisir ses victimes au hasard. Car, s'il regardait, il remarquerait que certains n'ont même plus envie de vivre et que leur supplice est d'être condamné à vivre. Mais non, Mr le destin était contrariant, il n'écoutait jamais les plaintes de ceux qu'ils menaient indéniablement, tôt ou tard, à l'abattoir. Il contrecarrait les plans de ceux qui voulaient s'y rendre vite et fauchait ceux qui devaient rester plus longtemps. Il fauchait ceux qui avaient encore envie de vivre, qui avaient encore espoir. Si ça se trouve, le shinigami jouait avec le destin en piochant au hasard une âme. Voilà ! Yuna l'avait sa raison pour laquelle elle ne mourrait pas ! Elle n'avait plus d'âme ! C'était si évident ! Elle était devenue une vampire. Bien qu'elle évitait le plus possible d'assouvir sa soif de sang, elle devenait de moins en moins contrôlable. Bientôt, elle comprit les sourires du sang-pur : elle était dépendante de lui. Il lui fallait boire son sang pour ne pas tomber plus bas que terre. Déjà que Dieu, Shinigami et le Destin lui tournaient le dos, si maintenant elle faisait pire, elle n'aurait plus rien. Plus que l'envie de sauver Sasori, ce fut cette envie irrésistible de sauter à la gorge de tout le monde qui l'a fit retourner au manoir.
Elle avait revêtue un uniforme presque semblable à celui noir et blanc de sa mère mais à sa taille. Il lui avait servit lors de ses entraînements avec son coach. Et ainsi, des cernes sous les yeux, des joues bouffis de larmes, une démarche incertaine mais déterminée, Yuna s'avançait vers le lieu de tous ces cauchemars. Avant d'arriver au porche, ses bras se mirent à trembler, ses dents à claquer doucement derrière ses lèvres. Une peur et une douleur telle qu'elle a vécues ici ne partent pas si facilement. Elles hantent leur hôte pour des dizaines et des dizaines d'années. Yuna le savait. Mais il était trop tard pour reculer, pour fuir. Elle grimpa une à une les marches de marbre et s'arrêta sous le porche. Elle s'empêchait de réfléchir car cela amenait de l'hésitation. Mais comment ne pas réfléchir à ce qu'elle faisait ? Elle se jetait dans la gueule du loup ! Elle inspira, serra le holster à sa taille et toqua à la double porte en acajou.
Murasaki vint lui ouvrir, découvrant un sourire pleins de crocs immaculés tâchés de quelques gouttes de sang :

-Moucheron ! Fit-elle faussement heureuse. Tu as enfin compris qu'il ne servait à rien de fuir, que tu nous appartenais, que tes relations n'étaient plus que superficielles....

-Murasaki ! Coupa Yuna. Je ne suis pas venue me rendre et encore moins parler avec toi ainsi. Amène-moi à ton maître, j'ai a discuter avec lui.

Murasaki grogna, montra les crocs et tenta de tirer Yuna par le bras. La jeune fille résista et cracha de plus belle :

-Murasaki ! Lâche-moi ! Ton maître ne désire pas me tuer. Voudrais-tu donc t'attirer ses foudres ? Je ne te savais pas si téméraire !

La remarque de Yuna fit l'effet d'un seau d'eau froide sur la rousse. Elle rentra les dents, invita la jeune fille à rentrer et la guida dans le manoir. La porte claqua brusquement derrière la brune. Murasaki se donnait ainsi un soupçon d'autorité et de fierté en enfermant sa proie. Yuna ne releva ce défi et suivit docilement Murasaki dans le dédale de couloirs sans un bruit. Elles arrivèrent bientôt devant la porte noire. LA porte. Celle qui donnait sur les appartements du sang-pur. Celle qui avait donné des cauchemars terribles à Yuna. Celle qui semblait être vivante. Murasaki toqua avant de s'accroupir. Yuna se tint les bras pour retenir ses tremblements.
Cette porte ne lui inspirait rien de bon. Une sorte de malédiction semblait émaner d'elle comme si elle allait d'un moment à l'autre s'ouvrit sur les Enfers.
Elle s'ouvrit lentement, grinçant sur ses gonds, découvrant un monde de ténèbres. Yuna mis quelques secondes à s'habituer à l'obscurité et malgré elle, elle s'inclina légèrement de ses membres tremblants. La voix du sang-pur s'éleva dans la pièce close, rauque et du plus profond de la salle :

-Que me vaut cette visite après une aussi belle fuite ? Un problème t'amène-t-il ici moucheron ?

La voix ricanante de ce qui fut son maître et qui demeure le maître de son passé la fit frissonner. Elle s'avança vers lui et entra dans l'ombre.

-Un indéniable problème en effet.

Puis elle se tut. Elle entendit Murasaki se placer à côté du sang-pur et celui-ci ricaner. Il savait très bien pourquoi elle était venue mais faisait durer le plaisir. Il attendait qu'elle le lui demande, qu'elle le supplie. Le ferait-elle ?

-Je souhaiterai quelque chose de vous. Cette chose que vous avez donné à Murasaki pour que jamais elle ne succombe à sa transformation. Pour qu'elle ne devienne pas une Level E.

Un froissement de vêtements, le sang-pur semblait tourner la tête vers sa servante. Un éclat de rire strident entre le maître et sa servante. Un rire terrible, à glacer le sang, à faire trembler les jeunes filles terrifiées.

-Ne comprend-tu pas ?...Qu'as-tu a me donner ? Je ne vois ni présents ni sacrifice ?

Yuna se mit à trembler de plus belle en entendant la voix doucereuse du sang-pur qui s'immisçait en elle comme un serpent. Elle regrettait déjà d'être venue. Elle aurait dû continuer sa vie et se nourrir de sang jusqu'à succomber. Qu'espérait-elle ? Que le sang-pur lui donne ce qu'elle voulait sans histoire ? Elle avait cru à quoi ? Au bon vouloir de Monsieur ? A la bonté de Dieu ?

-Il n'y aura ni présent ni sacrifice. Ne vous-ai-je pas donné assez ? Voulez-vous me prendre ma vie après celle de tous mes proches ? Rétorqua Yuna dont la voix devenait de plus en plus aigu, de plus en plus hystérique. Elle se mit à crier : Ne m'avait pas pris assez ? Que voulez-vous de plus ? Vous m'avez pris mon humanité, ma famille, mon meilleur ami. Vous m'avez pourri la vie. N'est-ce pas assez ??

La pièce résonna un instant des mots de la jeune fille comme si l'obscurité absorbait les paroles de la brune.

[en cours] Elle va être encore longue ? Vouii o/

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